T'as déjà essayé de dormir sans tente ? Y a de l'herbe, des cailloux et tu peux pas éteindre les étoiles...

T'as déjà essayé de dormir sans tente ? Y a de l'herbe, des cailloux et tu peux pas éteindre les étoiles...
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J'étais légère. Je ne ressentais plus ce poids dans ma poitrine. Je savais bien sur que ce serait transitoire et que lorsque ma mère débarquerait chez moi, elle m'envahirait de tout un tas de questions à propos de cette manie de toujours tout entasser dans le placard de l'entrée. Mais j'avais besoin de m'oublier un peu, juste quelques heures, sans personne, sans portable, sans miroir, sans lumière,sans rien pour me rappeler que j'étais toujours là, sur ce fauteuil. Juste fumer en pensant au mec qui venait de se faire buter à quelques pas de chez moi, au chien du voisin que j'aimerais balancer du haut de son balcon, à la superette qui doit surement être fermée à cette heure-ci et à mon frigo vide.

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 10:26

* L'amour véritable peu de gens le sèment, très peu de gens le savent car très peu de gens l'enseignent.

* L'amour véritable peu de gens le sèment, très peu de gens le savent car très peu de gens l'enseignent.


. Il faut que je te dise, c'était un type génial. Moi quand je l'ai connu, il avait la coupe à la Brad Pitt dans Telma & Louise, sa guitare en fond d'écran, sa chambre remplie de posters d'affiches de films, ses altères qu'il s'était payé pour devenir musclé comme ton père, ce jean qu'il a fini par troué en voulant escalader le mur au fond du jardin, cette mèche que ton père voulait couper lorsqu'on était à table, ce petit pincement aux lèvres quand il était contrarié... et aussi lorsqu'il mentait.
. Ouais je l'ai connu pendant sa période de chieur, et je me souviens t'entendre hurler de colère quand il te balançait le poisson dans les cheveux. Tout ça je crois qu'on l'a vécu ensemble, cette époque, à trois. Mais d'un point de vue différent. Je crois qu'on l'a toutes les deux aimé aussi, d'un amour fraternel, éternel. Et c'est peut-être là que l'on se rapproche...
. Et tout ça pour quoi ? Des années à se faire une place dans un coeur... Des années d'escapades, de nuits sous la pluie, de batailles sanglantes, presque fraternelles. De toute façon, aujourd'hui, il n'est plus là.


" Tout le monde a une place quelque part.
- Peut-être pas tout le monde. Peut-être qu'il y a des gens qui sont perdus."

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# Posté le samedi 17 octobre 2009 12:46

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 12:10

* Je suis obsédée par les destins qui se croisent et se manquent, faute de communication, d'explication, de courage pour s'affronter.

* Je suis obsédée par les destins qui se croisent et se manquent, faute de communication, d'explication, de courage pour s'affronter.
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"L'histoire d'un amour haut comme une cathédrale, violent comme une bordée de pirates, avec des chants, des confessions, de l'encens, des abordages, des orages, des prises d'otages.
Beaucoup de ferveur. Beaucoup de souffrance aussi."



Je la regarde et la vois à peine. En fait je ne vois que ce qu'elle deigne me montrer. Et puis le reste n'a pas vraiment d'importance. Pour personne. Je ne souhaite pas la connaître. Au fond, elle me paraîtrait surement beaucoup plus petite, comme si je lui demandait de descendre de son escabeau, que la plaisanterie a assez duré maintenant, qu'elle ne peut se résoudre à duper tout le monde toute sa vie comme ça. Non, je ne peux pas lui dire ça ! Je ne veux même pas chercher la moindre faille de son système de défense. Je veux continuer à m'étonner de ses réactions, croire ses mensonges et boire ses histoires abracadabrantes. Oui, je veux continuer à la regarder vivre avec ou contre ses démons et m'étonner de la force de l'espèce humaine à dissimuler une foule de sentiments jugés méprisables.

Voilà Lilly, c'est en constatant que je la regarde et la vois à peine, que je me dis que je l'aime comme je n'ai jamais aimé personne. D'un amour curieux mais raisonné. Et je lui suis si reconnaissant de garder cette pudeur, cette ombre parfois inquiétante qui traverse son regard lorsqu'un tracas survient. Vois-tu je veux pouvoir la gagner, jour après jour, entrer dans son esprit, nuit après nuit, me brûler les doigts dans son enfer, et me perdre dans les nuages qui embrument sa tête jusqu'à être à bout de forces. Chaque jour serait alors une expérience unique et je me délecterais de ce cadeau qu'elle m'offrirait au quotidien en ouvrant un peu plus son coeur.



Au fond je ne suis qu'un homme
amoureux du conte de Ma fée.

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# Posté le samedi 10 octobre 2009 10:46

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 10:45

" Il a la classe d'un pur-sang et moi j'suis un singe... Avec des symballes ! "

" Il a la classe d'un pur-sang et moi j'suis un singe... Avec des symballes ! "

# Posté le dimanche 16 août 2009 13:51

Modifié le jeudi 24 septembre 2009 16:15

* Puis j'avais l'impression d'apprendre que ma chanson d'amour préférée parlait d'un sandwich.

* Puis j'avais l'impression d'apprendre que ma chanson d'amour préférée parlait d'un sandwich.
« ...Nan pis l'autre jour je suis encore tombée. C'est ça, tête en l'air comme tu disais. Je pensais à toi justement. Ca devait arriver : je me suis étalée. Et les gens ont cette manie de s'arrêter pour te regarder, cétait évident, je les ai insulté. J'étais à cran, quelques minutes plus tôt je ronchonnais déjà. T'es pas là, je suis en retard, il pleut, y a la queue à la boulangerie, quelle journée de merde ! Enfin tu me connais, je suis comme ça moi, je veux pas qu'on me demande si j'ai besoin d'aide. Qu'on m'aide, et pis c'est tout ! Mais ça ça paraît trop demander. Et puis je sais pas ce que j'ai à écouter C½ur de Pirate, peut-être que je me suis cognée la tête, ou alors c'est toi qui me l'a renversée... Tu ne veux toujours pas décrocher ? J'ai vraiment besoin de parler tu sais. Tu as peut-être raison finalement. Et pis ton répondeur n'est pas si mal. Et c'est rassurant de te savoir juste là, derrière le combiné, amusé de mes aventures, ou plutôt offusqué de mon sale caractère, de constater que je suis toujours aussi sans-gêne, faire comme avant, comme si rien de s'était passé. Mais j'ai besoin de parler, et maintenant que tu n'es plus là je parle à qui moi hein ? Tu crois que ça va être facile ? tu crois que tu vas me balayer de ta vie comme tu effaces les messages de ton répondeur ? Ouvre les yeux, on en est plus là, à se dire adieu, à se détruire avec ces mots qu'on balançait sans même prendre le temps d'analyser les conséquences. On a grandi, j'ai grandi et je sais qu'on aura des moments durs mais je te veux à mes côtés Léo. Je veux que tu sois là le jour où j'achèterai un chien, le jour où j'aurai une promotion, celui où je rencontrerai un homme merveilleux et aussi celui où je dirai que c'est un con, et aussi... Léo, reviens. »



Les amours de vacances finissent pour toutes sortes de raisons
mais au bout du compte, elles ont une chose en commun.
Ce sont des étoiles filantes, lumières tout à fait spectaculaires venues des cieux,
un fugace aperçu de l'éternité qui disparaît en un éclair.


# Posté le dimanche 02 août 2009 16:13

* L'un se dit prêt à mourir pour l'autre. L'autre aussi.

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J'aurais aimé te dire tout ça en face, tu sais, une bonne fois pour toute. En finir avec ce n½ud qui me lacère l'estomac. Simplement que tu saches combien ce que tu m'offres me fait pousser des ailes. Toutes ces journées à broyer du noir contre quelques instants de bonheur à l'état brut. Une ruelle de ma ville remplie de tout plein d'émotions contradictoires. J'aurais voulu nous en épargner certaines tu sais. J'aurais voulu que l'on n'emprunte pas ces raccourcis. Mais peut être qu'ils étaient nécessaires à notre continuité. Peut-être que c'était ça, notre histoire à nous. Des raccourcis, des impasses, des demi-tours. Tu sais combien je crois en toi et combien j'aimerais que tu te ressaisisses à chaque fois que faiblit en toi cette flamme que tu as su allumer dans mon coeur. Tu sais aussi combien je me sens impuissante à distance. Mais j'espère que jamais elle ne sera signe d'échec entre nous. On est bien plus fort que ça n'est-ce pas ? Je me suis bien trop battue pour tenir le coup grâce à toi. Je te dois beaucoup. Tellement en fait. J'ai su mais désormais, je ne sais plus comment te dire merci. Peut être que te le dire en te regardant droit dans les yeux résumerait ce bonheur trouvé à "tes cotés". Ces chansons qui me rappellent tes mots, ces poèmes qui me prouvent combien notre lien est unique, ces souvenirs que je ne cesse de me rappeler tellement je me sens libérée de toute peine quand j'y repense. Me réveiller et rougir de voir que tu m'observais. Tu sais tu as été, tu es et tu seras probablement toujours celui dont j'ai été le plus proche. Et c'est drôle de dire ça quand on sait que tu habites si loin. En fait ma pudeur avec toi, elle n'existe plus. Et ça je pense que tu l'as vu ! Comment peux-tu être aussi généreux avec moi ? Tu sais chaque jour je me rend compte de tout ce que tu m'apportes. C'est si bon. Jouer l'égoïste. En redemander. J'en redemande même pour encore très longtemps. Et toi tu joues le jeu, cédant à mes caprices. Parfois je me demande ce que je ferais, qui je harcèlerais quand tu diras stop. Et même les périodes difficiles j'en veux encore et toujours tant que toi t'es là. Je n'oublierai jamais ce mois de décembre de l'année passée. Pourtant on ne se connaissait que depuis quelques mois. Et moi j'étais là, en face de toi. J'étais venue. Tes blagues me faisaient déjà rire, tes mots m'apaisaient, et même avant, ta présence même de loin me touchait. Et des fois je me disais Jamais je ne pourrai trouver mieux que toi. Je t'ai cherché si longtemps ; je t'ai trouvé si loin. Je veux te garder, tu sais. Tu crois que c'est possible ? J'ai toujours voulu ton bonheur et rien d'autre. Si, le mien, mais en réalité il s'accordait toujours au tien. Parfois je t'ai vu heureux. Je crois. Pour moi rien de plus important ne pouvait m'atteindre dans ces moments là. Je suppose que je bravais la distance en te rejoignant sur ton petit nuage. Et puis il y a ces quelques fois où je t'ai vu si triste, ces moments où je me suis demandée comment je pouvais te faire comprendre que le meilleur était à venir. J'ai douté souvent, j'ai pleuré parfois, mais toujours tu me ramenais à toi. Je me suis beaucoup inquiétée tu sais, parfois peut être trop d'ailleurs. Je ne t'en ai jamais fait part, mais j'étais là. Je me suis souvent sentie impuissante aussi mais jamais je ne t'aurais laissée tomber. Non Jamais ! Je me battrais pour ton bien être. Tu sais que quoi qu'il arrive je serais là. Hein tu le sais ?! Pour toujours. C'est promis..

Parce que je n'oublierai pas.
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* L'un se dit prêt à mourir pour l'autre. L'autre aussi.

# Posté le lundi 06 juillet 2009 19:03

Modifié le samedi 25 juillet 2009 09:06

* Peut-on, à un instant de notre vie, se rendre compte que tout est sur le point de basculer ?

* Peut-on, à un instant de notre vie, se rendre compte que tout est sur le point de basculer ?
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J'ai envie de rien, ce jour-là, ni de l'entendre ni de ne pas l'entendre, ni d'être tranquille ni de ne pas être tranquille, peut-être juste être là et de fumer une cigarette, en tout cas pas de savoir à quoi va ressembler la vie et comment je vois l'avenir, parce qu'on en arrive toujours à ça avec lui et que là, maintenant, ça me donne envie de vomir, non, de dormir.
- Rien de Grave -




" De quoi as-tu peur ?


- Du calme.


- Avant la tempête ?


- Je peux survivre à la tempête ! "







Syndrome trop fréquent de la page blanche.

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# Posté le mercredi 17 juin 2009 12:05

Modifié le mardi 14 juillet 2009 06:54

* Si c'est un rêve, sortez moi de là !

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Un jour il m'a dit :


"C'était ce que j'avais fait de mieux.

C'était grâce à elle."



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* Si c'est un rêve, sortez moi de là !

# Posté le samedi 16 mai 2009 14:52

Modifié le lundi 27 juillet 2009 17:23

* Se dire que la Terre a tourné, que le temps s'est tassé et que notre chance, elle, a brûlé.

* Se dire que la Terre a tourné, que le temps s’est tassé et que notre chance, elle, a brûlé.
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"Des fois je pense à tout ce qu'on aurait loupé. Ces heures, l'un contre l'autre à se chercher. Ces allées bondées où je n'y voyais rien, mais me laissais guider seulement par ta main. Quelques secondes à penser que si je la lâchais, ce serait autant de temps gâché à essayer de la retrouver. Et puis ton sourire qui anéantissait toute once de ce sentiment d'insécurité. On n'aurait jamais su alors, la sensation qu'ont les gens amoureux. Celle qui prend au c½ur quand on sent que la Terre s'est remise à tourner. Ces quelques secondes de bonheur lorsqu'on découvre que le temps s'était arrêté. Et puis reprendre son chemin, sans jamais se lâcher la main. Capturer tout ce fourbi de sentiments dans des millions de pixels et se goinffrer beignets tant que le diabète n'est pas encore là. Oui tous ces instants à jeter des cailloux sur les pigeons trop gros et à se moquer des gens dans le métro.
Et puis ces rares moments, assis sur un vieux banc une main sur ton c½ur, à me faire des frayeurs lorsque celui-ci loupait un battement. Devenir ce couple insupportable qui sourit sous la pluie et s'embrasse au coin d'une rue. Se délecter de cet amour naissant et oublier que le lendemain il me faudrait partir."




Voilà ce que je t'aurais dit si aujourd'hui notre histoire avait encore un sens. Si ce jour là tu y avais cru, on l'aurait surement eu, notre chance.

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# Posté le dimanche 03 mai 2009 12:04

Modifié le dimanche 03 mai 2009 12:26

* Where are you ? When everything is falling apart.

* Where are you ? When everything is falling apart.
* * miss you * *

C'est frustrant de voir à quel point certaines personnes peuvent nous faire du mal, sans que l'on ne puisse y echapper. Comme un destin mal tracé, un chemin égaré, je m'y suis longtemps fiée, à cette idée d'infériorité. Moi, je le regardais me désarmer.
Je l'ai attendu. Puis, tu sais, c'est un peu comme si je lui avais mis le couteau dans la main. Je n'en savais rien alors, mais je n'y croyais pas. Il n'a pas tremblé. Son sang froid m'étonnera toujours. C'est peut-être ce qu'il m'a toujours manqué et qu'il me fallait trouver. Une personne capable d'affront. Il ne se réfugiait pas derrière un masque, il était là, devant moi, prêt à m'entailler. Ses yeux ne cherchaient pas, sa bouche ne se dessèchait pas, son corps tout entier semblait détendu, en phase avec ce qu'il se devait d'accomplir. Mais quelques fois, il me semble avoir perçut ce rictus de satisfaction, cette once de jouissance intérieure qui vous emplit d'un frisson foudroyant. Je ne saurai alors jamais, s'il aimait me voir terrifiée ou bien s'il comprenait, l'espace d'une seconde, combien je l'aimais.
Parce que oui, vois-tu, je lui laissais toujours la possibilité de m'achever. Jusqu'au jour où le frisson n'est plus venu. Il a retourné le couteau, c'était le début du bonheur, de l'amour, de la jouissance intérieure. J'ai eu ce frisson, j'ai aimé le voir souffrir, je me suis délectée de ce spectacle effroyable. J'ai même compris.
J'étais comme lui. Nous sommes tous pareils. Je vis avec ce couteau dans la poche depuis tant d'années. Viendra le jour où je le retournerai contre moi.

# Posté le lundi 13 avril 2009 06:44

Modifié le samedi 25 avril 2009 10:42